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10 octobre 2020

Pollution de l’air : déni et irresponsabilité

Le vœu que nous avions proposé au Conseil Municipal de samedi dernier était pourtant clair : enclencher dès aujourd’hui et pour le reste du mandat des actions participant à la lutte contre la pollution atmosphérique. Avec une première action : la diffusion par tous moyens des informations relatives à la pollution pour sensibiliser les habitants, participant ainsi à la modification progressive des comportements.

Passons sur la réaction réflexe du RN : ils sont contre « l’écologie punitive » qui empêcherait les voitures de circuler librement. Au moins c’est clair : rien à faire de la santé des habitants. Vote contre notre vœu.
Les verts soutiennent l’objectif. Mais pas la méthode. Ils préfèrent agir au niveau de la MEL (comme si l’un empêchait l’autre) et avoir une action plus ambitieuse. On aimerait aussi mais face à cette majorité, nous savions que ce serait peine perdue. Alors notre choix était de faire avancer la question par des mesures simples et faciles à mettre en œuvre en y revenant inlassablement. Vote contre notre vœu.

Ce qui nous laisse pantois c’est le véritable déni de la majorité : oui il y a un problème mais pas tant que ça. D’ailleurs regardez, nous plantons des arbres (en oubliant de dire combien sont abattus en ce moment). Donc on est formidables et aucun intérêt d’informer la population sur un problème qui touche tellement peu sa santé. Vote contre notre vœu.
On les croyait tenants du « greenwashing ». C’est pire : ils n’ont rien compris à la dégradation de notre environnement et n’en veulent rien savoir. C’est une grave responsabilité qu’ils ont pris à l’égard de la santé des habitants notamment des plus fragiles et des enfants. 5 jours de forte pollution aux particules fines ces 2 dernières semaines et aucune alerte !  Mise en danger de la vie d’autrui, c’est un délit n’est-ce-pas ? Rappelons que l’Etat est poursuivi en justice par plusieurs ONG pour inaction face à la dégradation du climat : le juge a donné raison aux plaignants en imposant à l’Etat un délai de 3 mois pour exposer les mesures qu’il prendra. Les responsables politiques locaux devraient méditer cela.
En votant contre, la majorité municipale s’inscrit dans la ligne du Président et du gouvernement qui s’emploient à réduire à néant les 149 propositions de la Convention Citoyenne sur le climat.
Qui sème le désespoir récolte la tempête.
La majorité municipale s'inscrit dans la ligne du Président et du gouvernement qui s'emploient à réduire les 149 propositions de la Convention Citoyenne sur le Climat. Qui sème le désespoir récolte la tempête.
Pour notre part nous ne lâcherons pas, c’est trop important ! Nos concitoyens doivent être informés pour se protéger et commencer à agir !


 

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Franck Talpaert

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17 juillet 2020

Changement de braquet

« Vous commencez votre rapport en expliquant être lauréat de l'appel à projet vélo et territoires de l'ADEM qui , je pense, a été attribué à la plupart des villes ayant répondu...
Si nous devions vous décerner un prix, ce serait celui de l'immobilisme ou du rétro-pédalage, 2 postures dangereuses quand on fait du vélo !
Sur votre précédent mandat, le tout-voiture en centre ville par ex ou encore votre prise de position lors du déconfinement sur les pistes cyclables provisoires proposées par la MEL démontrent un manque de volonté et de vision sur la place du vélo en ville à la différence de villes comme Roubaix ou Lille qui avancent bien plus vite sur le sujet !
Ce n'est pas pour rien que Tourcoing est au plus bas dans le baromètre des villes cyclables édité par la fédération des usagers de la bicyclette...
Vous l'avez compris vos propositions sont fortement attendues .
Pour que ce schéma directeur aille dans le bon sens, nous serons attentifs à plusieurs conditions :
- la mise en place d’un rétro planning pour que ce plan ne soit pas qu’un effet d’annonce.
Certes le calendrier pluriannuel d’aménagement se fait avec la MEL mais des actions fortes sont à mener au niveau de l’accompagnement à la pratique du vélo voire inclure la trotinette et certains investissements relèvent du budget de la ville
-une réelle concertation et implication des habitants et des représentants d'usagers. L’association, Droit au vélo, par exemple, a une expertise indispensable à prendre en compte. Cela signifie se donner les moyens de les associer en mettant en place des méthodes de travail et des instances adaptées.
-des aménagements ambitieux. La mise en place d’un réseau express vélo nécessite des infrastructures permettant d’assurer la sécurité et le confort des déplacements .
- des mesures volontaristes et rapides pour apaiser la circulation automobile. C’est nécessaire si on veut inciter plus de personnes à utiliser le vélo . Notamment contrôles de vitesse préventifs et si besoin répressifs sur les axes aménagés pour les cyclistes, panneaux informatifs et de prévention. Réduction de la vitesse à 30 dans tout le centre-ville et sur les axes les plus dangereux.
- des moyens humains et financiers pour mener de manière qualitative les animations autour du vélo. Il faut prévoir un personnel dédié, la police municipale peut continuer à être mobilisée sur le sujet ou l'ADAV
- l’intercommunalité : quelle concertation avec les autres communes, voire même la Belgique pour avoir un réseau cohérent et complet ?
-Mettre en place des indicateurs qui permettent de vérifier l’effet produit sur la pratique des deux-roues et sur la fluidité et la sécurité de la circulation, afin d’apporter les mesures correctives si nécessaire.
Nous votons pour ce principe d'un schéma directeur du vélo.
Cependant nous serons vigilants et exigeants sur le calendrier les moyens alloués pour permettre de rattraper l'énorme retard pris par Tourcoing sur la place du vélo en ville »

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Aurélie Aïtouche

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10 octobre 2020

Jeunesse : qui doit gagner le million ?

LES BOURSES AUX MERITANTS

Nous pensons qu’une société doit , avant de récompenser l’excellence scolaire, assurer à chacun les conditions de ses besoins fondamentaux et les conditions de sa réussite.

En ce sens, cette délibération est probablement la plus politique de ce CM, car elle nous oppose profondément dans nos conceptions de la société, de l’éducation, de la jeunesse , du mérite. Car, s’il faut reconnaître d’une façon ou d’une autre la réussite des uns, accompagner ceux qui peinent sur ce chemin est un devoir plus urgent encore.

Nous rencontrons (et vous aussi M Maenhout) tous les jours des jeunes qui malgré leurs efforts réels et constants et un état d’esprit irréprochable, ne parviennent pas à réduire les inégalités engendrées par leur contexte social et/ou familial. D’autres font face à des difficultés cognitives particulières : dyslexie, dysorthographie… D’autres encore ne brilleront jamais autant qu’ils pourraient par peur de trahir leurs parents….

Encourager la jeunesse bien sûr mais sur quel chemin ? donner une telle reconnaissance pécuniaire à un individu si jeune, sans savoir ce qu’il en fera, c’est déjà l’encourager à perpétuer le modèle dans lequel nous sommes, un modèle individualiste et capitaliste, dont l’alpha et l’oméga resterait la seule réussite financière, un monde du chacun pour soi où chacun ne gagne de l’argent que pour lui-même et non pas en participant à des projets qui font grandir l’ensemble de la société."
Combien de jeunes tourquennois ne peuvent partir en séjour à l’étranger ou en Erasmus faute d’un soutien financier ? Combien hésitent à lancer des projets de création d’entreprise faute de moyens ? Combien de projets, présentés à Tourcoing Projet Jeunesse ne peuvent être concrétisés chaque année sans le coup de pouce de la municipalité ?
Nous avons donc d’un côté des projets collectifs qui ancrent chez les jeunes le sens de la responsabilité collective, de l’engagement, de la citoyenneté active. Des projets qui permettent aux jeunes de s’investir dans des champs aussi larges que la culture, la solidarité, la santé, le sport, l’humanitaire, dans des projets scolaires ou encore dans des créations d’entreprise. Ces projets vous leur accordez généreusement 6000 euros par an et la plupart repartent sans rien. De l’autre côté nous avons des jeunes qui, parce qu’ils ont des facilités, un milieu familial porteur, la chance d’être bien accompagnés et de réussir dans leurs études vont, en plus de cela recevoir un chèque en blanc de 1000€ chacun ! Nous sommes ici face à une perpective purement néo-libérale qui postule que le mérite de chacun est uniquement le fruit de ses choix et efforts personnels. Ou dit de manière lapidaire « quand on veut on peut » !
Au-delà du Comité qui décidera des attributions qui nous interroge sur sa partialité, au-delà de cette politique du cadeau, du don , que l’on retrouve dès l’école primaire avec les livres/ les fournitures/ les albums panini  donnés de manière ostentatoire par les élus, cette proposition ne répond pas aux attentes et aux besoins de notre jeunesse.

Nous avons interrogé quelques jeunes engagés. Ils sont stupéfaits par votre proposition. Ils ont des tas d’idées pour mieux affecter ce million d’euros (car c’était cela votre slogan de campagne : 1000 bourses à 1000 euros) C’est à eux qu’il faut donner la parole !
Le soutien à plus de projets collectifs
L’aide à la mobilité
La création d’un lieu dédié à la jeunesse engagée ou le développement de la station
Des budgets pour soutenir bien davantage les projets menés par les écoles de la ville
La remise en place d’un conseil municipal des jeunes et des enfants
La ville de Tourcoing , nous pouvons en être fiers est la ville des hauts de France qui héberge le plus de Junior-associations et c’est pourtant une des seules villes à refuser de les subventionner comme les autres associations !
Quel message voulez-vous envoyer à la jeunesse ?
Quel projet de société portez-vous ?
Nous vous demandons donc Mme Bécue, M Maenhout de faire preuve de responsabilité et de revoir votre copie. Il y aurait bien plus de grandeur à repousser et à revoir votre proposition qu’à accomplir une promesse de campagne qui ne répond en rien aux besoins de notre société et aux priorités que doit porter notre territoire en terme de politique jeunesse.

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Aurélie Aïtouche

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17 juillet 2020

Dissolution de la Caisse des Ecoles

La mise en sommeil de la Caisse des écoles a été l’occasion d’une simplification administrative et s’est, semble-t-il inscrite dans une volonté de lisibilité en particulier pour les familles. Cette mise en sommeil  a également   engendré un changement profond dans les relations avec la communauté éducative et c’est un fait, une baisse de la dynamique éducative dans notre Ville. La Caisse des écoles était une structure qui rassemblait des représentants élus de la ville, des parents  élus et des enseignants élus, élus , ce n’est pas rien .Elle permettait un débat et des décisions concertées sur les questions d’éducation, le fonctionnement de l’école et les temps périscolaires. Force est de constater que depuis sa disparition ;ce n’est peut-être pas la seule explication ; la concertation est plus ponctuelle, et les relations avec les enseignants et les directrices et directeurs d’école, en particulier, sont désormais  plus  descendantes et  assurément moins sereines. La Caisse des écoles connaissait des débats   parfois vifs, mais les décisions prises étaient concertées et consensuelles. Si nous prenons l’exemple des fournitures scolaires, ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui… La Caisse des Écoles avait un coût, peut-être, mais ses dimensions de démocratie et de concertation, de dialogue, manquent fortement aujourd’hui.
Est-ce lié ? Notre ville est à la peine sur l’éducation, un DRE peau de chagrin, mal adapté, un accompagnement à la scolarité dynamité depuis deux ans, pas de projet éducatif à l’échelle de la ville. Tout cela s’est fait,  je le disais, à bas bruit, discrètement, cela est peu visible au fond, tout cela s’est fait  en l’absence d’espace de concertation. La mise en sommeil de la Caisse des Écoles n’a probablement pas facilité la mobilisation et l’expression concertée des partenaires…
Mais à nouveau, regardons devant nous ….
Nous demandons que sur de nouvelles bases se recrée au plus vite une instance pérenne de la coéducation, qui permettent à l’ensemble des partenaires, parents, enseignants, ville, structures sociales, culturelles, associations, de se retrouver pour débattre et co-construire, le grand projet éducatif dont notre ville a besoin. Il est souhaitable de revenir à des décisions plus collégiales, plus concertées, plus apaisées et des débats plus riches sur la vie scolaire et périscolaire. Nous proposions dans notre projet une commission extra-municipale de la coéducation, cela nous parait plus que jamais, une question d’actualité.
Nous nous abstiendrons sur cette délibération.





 

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Franck Talpaert

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27 juin 2020

Présidence de la commission des finances

Notre collectif a accepté de répondre favorablement à la proposition de M. Darmanin de nommer un membre d'Ambition Commune à la présidence de la commission des finances. Nous avions milité en ce sens pendant la campagne en faisant de l'ouverture et de la participation des conseillers de l'opposition un axe fort, inscrit de plus dans la charte ANTICOR à laquelle nous avons adhéré. Comme nous l'avons affirmé lors de l'installation du Conseil Municipal, notre position sera pendant ce mandat exigeante, critique, sans concession mais également ouverte et constructive. Sur ces bases, nous acceptons volontiers cette nomination sur une commission importante, dont il reste bien sûr à préciser les contours, les modalités concrètes ainsi que les moyens qui pourront l'accompagner. Si nos élus sont peu nombreux, les compétences et l'expertise de notre trio, pourront utilement s'affirmer, à commencer par la présidence de la commission des finances. Maxime Renard qui connait parfaitement ces sujets sera proposé pour cette fonction. Nul doute qu'il saura, à cette place, travailler utilement pour la ville et concrétiser la volonté d'Ambition Commune de défendre pendant six ans, les intérêts des tourquennois et l'avenir de Tourcoing .

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Maxime Renard